Libertat per Occitània par marsemd2013

Publié le par MarsEMD2013

Libertat per Occitània par marsemd2013

 

Libertat per Occitània !

Le gouvernement Français manipule les masses. Certes, ces jours-ci, les députés se sont prononcés à une large majorité en faveur d'une modification de la Constitution pour ratifier la charte européenne des langues régionales. Pourtant, les dirigeants de la République Française cultivent l'ambiguité en parlant de reconnaitre 78 langues minoritaires supposées être concernées par ladite charte en son sein, dont par exemple l'arabe dialectal et l'arménien occidental !

Manifestement, nos dirigeants manipulent l'opinion, et de la sorte, l'immense majorité du "peuple de France" ignore jusqu'à sa propre identité.

Soyons clair : que dit exactement cette charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires ? elle dit ceci : il y a d'un côté les langues "autochtones" parlées en Europe. Certaines sont officielles, reconnues, institutionnelles, "d'Etat", tels le français en République Française, l'anglais au Royaume-Uni, l'italien en Italie, le grec en Grèce... D'autres ont un statut officiel mais restreint, au sein d'une Collectivité Territoriale précise, mais cette officialité n'est pas étendue à l'ensemble de l'Etat concerné ; par exemple, le basque et le catalan en Espagne, uniquement co-officiel au côté de l'espagnol respectivement au Pays Basque et en Catalogne. D'autres enfin n'ont aucune reconnaissance institutionnelle et en conséquence, sans statut, sont bien souvent en "perte de vitesse" par rapport à la langue d'Etat officielle. C'est le cas par exemple en France de l'occitan, du basque, du "corse", du breton, de "l'alsacien", du catalan et du "flamand". La Charte Européenne des Langues Régionales veille justement à ce que les Etats signataires remédient à cette situation déséquilibrée, ce qui est d'une logique imparable.

Ensuite, d'un autre côté, il y a les langues des migrants. Sur ce sujet, la Charte Européenne suggère simplement que l'on prenne éventuellement quelques mesures pour faire en sorte de promouvoir parmi ces langues celles qui n'auraient pas la chance d'avoir ailleurs dans le Monde un statut les protégeant.

Donc, il faut bien comprendre de quoi il s'agit, car bien évidemment, les adversaires de la diversité linguistique (quelles que soient leurs motivations) s'engouffrent dans la brèche : "Oui, vous voyez, avec la ratification de cette Charte, bientôt, l'arabe sera une langue officielle en France ! c'est scandaleux !".

C'EST FAUX ! n'hésitez-pas à dénoncer ce discours ! la vocation première de la Charte, c'est la reconnaissance DES LANGUES D'EUROPE sur leur territoire où historiquement elles sont pratiquées. En fin de compte, en France Métropolitaine, ne sont concernées que 7 langues. Pas davantage. C'est là où la sémantique gouvernementale est particulièrement fallacieuse : en suggérant l'existence de "78 langues minoritaires", elle brandit l'épouvantail de la tour-de-Babel, elle discrédite la fonction première de cette Charte qui ne cherche pas à "balkaniser" la République Française comme certaines mauvaises langues le disent ! concrètement, l'application de la Charte ne devrait s'appliquer que dans 7 cas de figure précis, car il n'y a en tout et pour tout que 7 langues avérées parlées en république Française Métropolitaine (8 avec le français) : l'occitan, "l'alsacien", le breton, le "corse", le basque, le catalan et le "flamand". Et encore, pour 3 d'entre-elles, cela ne concernerait que de tout petits territoires (moins d'un département pour le catalan, le basque et le "flamand").
Donc, d'où sort ce chiffre affolant de "78 langues minoritaires" pour la République Française ? et bien déjà, sont comptabilisés évidememnt les langues des migrants (nous y reviendront en détail un peu plus loin), les langues ET dialectes des DOM-TOM, mais aussi de simples dialectes parlés en France Métropolitaine, des dialectes d'Oïl comme le gallo, le franco-provençal etc. Alors forcément, si on étend l'application de la Charte aux langues des migrants, aux dialectes régionaux, y compris aux parlers créoles et à tous les dialectes des DOM-TOM, on comprend que l'on arrive à ce chiffre hallucinant de "78" !

Là aussi, il faut dénoncer cette sémantique fallacieuse ! en réalité, la Charte Européenne, en ce qui concerne le cas de la France, a SURTOUT vocation à s'occuper de l'occitan, du breton, de l'alsacien et du corse ! dans une moindre mesure (cela concerne moins d'un département à chaque fois), du Catalan (sur les 2/3 du département des Pyrénées-Orientales), le Basque (un petit peu moins de la moitié du département des Pyrénées-Atlantiques) et le Flamand (à peine 1/5 du département du Nord). Donc, les gros dossiers pour l'application de cette charte Européenne des langues en France concernent uniquement L'OCCITAN, L'ALSACIEN, LE BRETON ET LE CORSE ! le reste, c'est vraiment anecdotique ou hors-sujet ! qu'on se le dise !

Car après, en ce qui concerne les langues minoritaires pratiquées par les migrants, si la charte suggère que l'on puisse prendre quelques mesures pour par exemple l'arménien occidental, l'arabe dialectal ou le berbère, c'est certes d'une part parce-que il y a une forte communauté d'origine Arménienne ou Maghrébine en France Métropolitaine, mais c'est surtout parce-que ces langues ne bénéficient pas dans leur aire d'usage naturel d'un statut les protégeant. Donc, la Charte suggère éventuellement de "faire un petit quelque-chose pour les sauvegarder" en profitant de l'opportunité d'avoir sur place des locuteurs naturels de ces langues. Par exemple, il pourrait y avoir des cours d'arménien ou de berbère, mais ce serait au même titre qu'il y a à l'heure actuelle des cours de russe ou de japonais. Voilà l'idée, d'inclure ces langues "minoritaires" extra-Européennes dans l'apprentissage institutionnel des langues étrangères sur la base du volontariat. C'est tout ! pas de quoi fouetter un chat.

Mais l'ambiguité [langues minoritaires-dialectes-langues régionales] est savament instrumentalisée pour "noyer le poisson" (sous les soit-disant "78 langues concernées"), pour discréditer le problème de fond de la négation par l'Etat jacobin des 4 autres véritables langues nationales parlées en République Française, sans langue de bois, l'occitan, l'allemand (puisque en fait, "l'alsacien", c'est avéré, ce n'est que de l'allemand dialectal !), le corse et le breton.

Certes, le basque, le "flamand" et le catalan sont également un petit peu parlés sur le territoire de la République Française, mais comme évoqué précédemment, cela est en fait plutôt anecdotique au vu des territoires concernés : ces langues sont beaucoup plus employées en dehors de l'Hexagone, où elles sont d'ailleurs officielles.

Mais tout ceci explique que aujourd'hui encore, les manifestations de résistance à l'assimilation Française sont passées sous silence dans les médias : qui a entendu parler des 30 000 manifestants Occitans qui ont investi les rues de Toulouse le 31 mars 2012 ? des 2 000 manifestants Occitans de Rodez le 20 avril dernier ?

Les 3/4 des journaux nationaux n'en ont pas parlé. Ceux qui ont évoqué le sujet ont manipulé l'information : les médias ont évoqué "une manifestation écologiste sur Toulouse en guise de démonstration de force pour soutenir la candidature à la présidentielle d'Eva Joly" (EELV étant l'un des rares partis politiques en France ayant montré de l'empathie pour cette question pudiquement dite des "langues régionales" dans son programme).

Donc, aujourd'hui comme hier, tout va pour le mieux dans la meilleure démocratie du Monde : en France, il n'y a que des Français et des étrangers, rien d'autre, c'est bien connu. Les Occitans, c'est comme le dahu : c'est un mythe, tout le monde en parle, mais personne n'en a jamais vu. Pourtant, de ces ectoplasmes, il y en avait 30 000 exemplaires dans la ville de Toulouse le 31 mars 2012 !

Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

La démocratie ne doit pas être la dictature de la majorité (surtout si cette majorité est manipulée, formatée). La démocratie, c'est aussi le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le droit de chacun de parler sa langue sur son territoire légitime. Ne l'oubliez pas !

Libertat per Occitània par marsemd2013

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